Carmin de bagatelle

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12.03.10

Fipie

Hey Bulldog, viens me réveiller. Tes aboiements riffés m’inspirent et me font quitter le chenil. Tu m’embarques sur ton piano et rockes ma session d’écriture.
Trois minutes et puis s’en va...pour laisser place à Roy Gerson au gai ramage. Sa danse fait tournoyer les idées. Sa mélodie est une fraiche balancelle. If I had you se joue de tout, avant que les harpes ne fassent leur entrée…
L’air est chaud, le soleil miroitant. C’est comme dans un conte. Pensée pour Pélléas et Mélisande. Les cordes sont souriantes et les notes cristallines.
Brassens m’ouvre alors les bras. Je m’y réfugie. Il y fait bon. Les yeux y sont un paysage et les mains s’y tendent. Pour peu que le bonheur survienne, la joie sera mienne.
Fip, je suis fipie de toi.

Un après-midi de janvier. 105.1 MHz / 585 kHz

Fipie

27.01.10

My libraire is rich

Une main qui œuvre… Des oreilles qui écoutent et des yeux qui partagent.
La Manœuvre, c’est ça. Ils sont plusieurs à vous accueillir. Comme de vieux amis de fac qui auraient fait chemin commun. Pas de sourires gratuits, pas de chichis mais un vrai bon conseil pour aiguiller les futurs lecteurs.

La devanture est déjà tout un programme : une pléiade d’ouvrages de tous horizons et de toutes cultures, disposés côte à côte. Pas d’artifices, du passionné.
De l’éclectisme, de l’efficace.

Passée la porte de verre, franchie la marche et foulé le carrelage ancien : la bibliothèque idéale. Un amas de livres collés serrés (n’y voyez aucune allusion à Jocelyne Béroard). De grandes tables-étagères, des rayonnages sur chaque pan de mur et un charmant coin littérature enfantine à faire pâlir Ali Baba : un choix impressionnant et une petite chaise réservée aux bouquineurs mini pousses.

L’endroit est petit, chaleureux. Inspirateur. J’y entends toujours la caresse de la plume sur le papier ou la mélodie tapoteuse des vieilles Remington. C’est comme une cotonnade lettrée qui vous emmitouflerait. Le brouhaha de la Roquette n’y a pas droit de cité.

Les mirettes y sautillent, y courent, s’y attardent. Puis s’y arrêtent. Toujours sur plusieurs ouvrages.

Une vraie parenthèse pour qui fuit les supermarchés livresques, sans âme. Et pour tous les amoureux du Livre, qu’ils soient raisonnables ou enflammés.

My libraire is rich