Carmin de bagatelle

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24.01.10

Vita

Vita

La boucle

Te prendre contre moi
Petit bout de coton
Réchauffer ma peau
Tout au creux de toi

M’appesantir dans tes bras
Mon tendre flocon
Comme on vole dans l’eau
Je ne veux que toi

Rêver dans tes draps
Chantonner ton nom
Penser que tout est beau
Parce que tu es là

Ressentir ton aura
Et me blottir tout en rond
Dans ta douceur d’agneau
Je n’aime que ça

Caresser tes petits doigts
Cajoler leurs amonts
Et me revêtir du sceau
De toi

C’est alors que l’heure passa
Où tu devins trublion
Et en fier arbrisseau
Tu te muas

Armé de tes dignes pas
Tu franchis ton rubicon
En quittant le berceau
Au fil des mois

Et auréolé des tes lalala
Tu apprivoisas la diction
Joli canardeau
J’aime tes blabla

Demain le jour viendra
Où mon doux papillon
Tu babilleras en solo
Affranchi de moi

C’est alors que tu m’appelleras
Et que ta musique raisonnera à foison
Pour faire éclore le louveteau
Qui prendra soin de moi

La_boucle

23.01.10

La maternité est éthique

Devenir mère, c’est du développement durable. On gagne en responsabilité civile et sociale. On veille au futur habitat du fruit de soi et toute source de pollution s’expose à la pire des crises de nerfs. C’est tellement beau, tant de morale…

Enceinte, on devient raisonnable. On ne mange que des glaces Berthillon et on pense à la pérennité des générations futures, surtout la nôtre. Tout notre environnement de vie tourne autour de notre poche kangourou, ce ventre qui, de petit, passe à gros puis énorme. Un vrai écosystème fourmillant de sensations respectables et d’envies honorables : choucroute du mois d’août, banana ultra split de Noël, saucisse de Morteau pour la fête de l’été…

Accoucher, c’est raisonnable aussi. Sonne l’heure où il faut se décider. C’est faire montre d’une éthique remarquable. C’est se lancer à corps perdu dans l’apologie de la souffrance transcendée. Non chéri, je n’ai pas mal. Je t’assure que tout va top bien et c’est pour ça que j’ai cette gueule rouge, cramoisie d’extase. Trop de bonheur tue le bonheur, tu comprends.

Lorsque l’enfant paraît, on devient une citoyenne responsable. Enfin normalement. Pour moi, ça n’a pas changé grand-chose hormis les lendemains de cuite. Du coup j’ai arrêté. Je me suis mise au jus de fruits. Et là, ma vie a basculé. Sans rire, on n’imagine pas toutes les oranges sanguines, pas sanguines, 100% fruit, sans sucre ajouté ou avec mais aspartamisé…bref. L’enfantement est éthique et pas toc.

Mère, on devient engagée. On veille aux droits et devoirs qui nous incombent. Exemple : moi, femme et mère, j’ai le droit de me venger en cas d’épisio de plus de 4 points. Ca, c’est de l’engagement, du vrai ! Et c’est aussi par là que la maternité devient foncièrement morale : à ce stade, elle relève -stricto sensu- des droits de l’homme. Quel autre statut est plus indépendant du cosmos et de la nature ? AUCUN ! Il n'y a pas plus terre à terre qu’une grossesse, plus anti-nature qu’une cavalcade de contractions ni enfin, plus ‘tréfondesque’ qu’une poussée autre que sismologique (quoique, à vérifier…).

La parabole peut choquer mais comme dirait l’autre, il n'y a que ceux qui n’ont pas d’humour qui ne se marrent jamais. Et franchement, la maternité est bel et bien une kermesse équitable. Ça commence par le balancier, ça embraye sur les montagnes russes et ça se termine par la pêche aux canards. Si vous n’aimez pas vous amuser de la vie, abstenez-vous.

Mater éthique

22.01.10

Sigmund

Sigmund.png

Emmanuel

Mano ta marmaille est solo
De toi il manque le beau
Pour moi adieu les hauts

Julie est orpheline
Au revoir la féline
Les 15 ans sont loin
Tout se résume à un point
Sacré cœur en pression
Tu laisses la passion

Mano ta marmaille est solo
De toi il manque le beau
Pour moi adieu les hauts

Mille et une raisons
Mais une seule façon
D’aller saluer la lune
Au regard de nos plumes
Allez viens on va voir le matin
Et chanter le soir des entrains

Mano ta marmaille est solo
De toi il manque le beau
Pour moi adieu les hauts

Emmanuel

18.01.10

Le baptême

Notre blog qui es en ligne.
Que ton nom soit apprécié, que ton trafic vienne.
Que ta bagatelle fasse sourire sur la terre comme au ciel.
Donne-nous à penser chaque jour.
Pardonne-nous nos (potentiels) médiocres billets comme nous pardonnons aussi à ceux qui font de la daube.
Ne nous soumets pas à la normalisation
Mais délivre-nous du quotidien
Car c’est à toi qu’appartiennent la vie, l’humour et la dérision.
Pour le siècle du siècle (enfin à voir).
Amen.

Carmin.
Je te baptise donc. Au nom du web, de l’écrit, et de la sainte imagination.

Bapteme

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